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Des films anti-déprime pour bien commencer l'hiver!

Marion Gouiry

25 novembre 2014

L'hiver est à nos portes; la froidure est installée, les arbres ont perdu leurs feuilles et les heures du jour raccourcissent. Te voilà fort et gris, novembre! En ce mois fatidique pour le physique et le mental, le moral peut être mis à rude épreuve si l'on n'y prend garde! Prendre soin de soi et se donner à l'occasion des doses de bon, de beau, de doux, c'est essentiel pour les êtres de chair que nous sommes. Voici des films antidotes à la déprime saisonnière, qui sauront vous envelopper chaudement et vous apporter de quoi passer à travers ce mois propice - finalement - à l'authentique, à l'émerveillement, à l'évasion cinématographique.

L'antidote: la féerie au quotidien
Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (Jean-Pierre Jeunet - France, 2001)

De grands yeux noirs ouverts sur le monde, le petit monde, celui que tout-un-chacun côtoie dans sa vie quotidienne et qui, soudain, devient magique, extraordinaire et source inépuisable de surprises, pour le bonheur de tous. Réveillez l'Amélie Poulain en vous et devenez à votre tour un antidote à la déprime automnale.

L'antidote: la nonchalance
The Big Lebowski (Joel en Ethan Cohen - États-Unis 1998)

Adoptez la nonchalance comme super-pouvoir et laissez-vous guider par un maître en la matière, le «Dude», anti-héros sans allure et pacifique. Plongé malgré lui dans les règlements de compte de gangsters à Los Angeles, il est détourné contre son gré de la pratique quotidienne de ses activités préférées: jouer aux quilles avec ses chums et fumer des joints. Si votre quotidien de novembre vous pèse, vous ressortirez de cette plongée entre marie-jeanne et LSD plein de bienveillance et de zénitude «dudesque».

L'antidote: l'absurde métaphysique
Le Sens de la vie - Les Monty Pythons - Royaume-Uni, 1983)

Pour faire face aux questionnements existentiels et aux tourments de l'âme qui peuvent surgir en période de noirceur, boostez votre intellect avec l'humour cynique et disjoncté des Monty Pythons. Dans ce panorama burlesque des dérives de la condition humaine, l'absurde a des vertus vivifiantes et permet de contrer les idées noires en nous faisant rire de nos propres angoisses. À regarder sans modération!

L'antidote: La remise en question
La Crise (Coline Serreau - France,  1992)

Toute épreuve nous emmène plus loin, plus avant dans nos vies... ou plus près de nous-même. Novembre, c'est aussi un mois comme une petite mort, pour faire le bilan de l'année qui se termine et se préparer pour la prochaine, en remettant nos pendules à l'heure. Avec ce film, vous trouverez la confiance pour traverser les périodes difficiles et découvrir de nouvelles perspectives.

L'antidote: La solidarité
Little Miss Sunshine (Jonathan Dayton- États-Unis 2006)

Même si les premiers froids ont tendance à rendre chacun plus enclins à rester chez soi, à moins sortir et festoyer que durant les beaux jours, la chaleur des foyers et les bons soupers réconfortants font de novembre un moment idéal pour se retrouver et affronter la grisaille solidairement. Voici un film qui fait du bien par sa simplicité, son authenticité et son traitement du «pouvoir vivre ensemble», malgré les obstacles et les divergences.

L'antidote: l'évasion épique
Le Seigneur des anneaux  (Peter Jackson - Nouvelle-Zélande, États-Unis 2001, 2002, 2003)

Plonger dans une quête aux confins de l'imaginaire et du fantastique pour s'évader et suivre des héros dans leurs aventures procure un plaisir certain. Avec plus de neuf heures d'épopée, l'intégrale de l'adaptation des romans mythiques de Tolkien a de quoi faire oublier les longues journées et soirées pluvieuses de novembre.

L'antidote: la poésie en noir et blanc
Les lumières de la ville (Charles Chaplin - États-Unis 1931)

Les films de Charles Chaplin, en plus de permettre de renouer avec les classiques du septième art, font reconnecter avec la poésie du mariage entre musique et images et de la mise en scène des émotions dans leur plus simple expression. Faites-vous ce cadeau avec Les lumières de la ville, l'un des derniers films muets du maître.

L'antidote : la fresque historique
Danse avec les loups (Kevin Costner - États-Unis, 1990)

Redécouvrir un film à grand déploiement que l'on a aimé, qui a su nous toucher, nous révolter, a un pouvoir revigorant et permet aussi de se retrouver dans une zone de confort où l'on est sûr d'avoir du plaisir, juste parce que ça fait du bien, un point c'est tout. Et, je ne sais pas vous, mais moi, verser des larmes devant un film, c'est un bonheur que je ne néglige pas!

L'antidote: le voyage initiatique
The Darjeeling Limited (Wes Anderson - États-Unis, 2007)

Se découvrir soi-même dans un milieu autre, rencontrer des êtres et des lieux nouveaux, si possible dans des climats plus doux, voire chauds, c'est aussi un antidote à novembre. Si le temps, l'argent ou vos obligations diverses ne vous le permettent pas, prenez ce billet pour embarquer à bord du Darjeeling limited!

L'antidote: soigner le spleen par le drame
Moulin rouge (Baz Luhrmann - Australie et États-Unis, 2001)

Se lamenter de novembre va un temps mais quand le spleen envahit vos journées, limitez ses dégâts en soignant le mal par le mal et passez de la langueur maussade au bon gros drame en regardant Moulin Rouge qui en met plein la vue, plein les oreilles et vous donne l'occasion de crier votre désarroi automnal à gorge déployée à la scène du tango de Roooooooxane! Cathartique!

L'antidote : la perspective du temps des Fêtes
Edward aux mains d'argent (Tim Burton - États-Unis, 1990)

Novembre, le mois qui fait parfois grincer des dents et patauger dans la gadoue... Mais le mois qui nous emmène aussi jour après jour vers décembre, la blancheur neigeuse et le temps des Fêtes, des congés de Noël et du Nouvel An. Pour ceci, novembre a sa raison d'être. Entre noirceur et lumière,  Tim Burton magnifie les entre-deux. Laissez-vous bercer par la magie de son univers avec Edward aux mains d'argent. Décembre est à nos portes!