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Si vous croisez les gènes de Roger Federer avec ceux d’une table à café, vous obtenez le tennis de table, un sport singulier, un passe-temps passionnant et un sujet de billet de blogue fascinant! Le tennis de table, de son petit nom « le ping-pong », a tout pour plaire. Se jouant selon des règles relativement simples, il ne requiert pas d’habiletés particulières. Pourvu que vous sachiez taper sur une balle de plastique vide à l’aide d’une raquette en bois, et vous voilà pongiste. La partie peut commencer!

Forrest-Gump-Tom-Hanks-Uberpong

Une histoire mouvementée

Contrairement à la croyance populaire, le tennis de table n’est pas originaire des îles Pyng-Pung, dans le Pacifique-Sud, mais bien de l’Angleterre de la fin du XIXe siècle. Des nobles de la société victorienne voulaient discuter stratégies au tennis (sur gazon, celui-là) et ont utilisé des boîtes de cigares en guise de raquettes et un bouchon de champagne pour la balle afin de recréer des schémas de jeu. L’histoire ne dit pas s’ils ont réussi à améliorer leur performance, mais le champagne aidant, ce fut une très belle soirée.

Un sport toujours plus populaire

Plus vous lisez ce billet, plus vous trouvez que ce sport a un charme irrésistible et plus vous vous dites qu’il faut absolument faire du ping-pong une épreuve olympique. Eh bien, félicitez-vous, mission accomplie! Le tennis de table a intégré le panthéon olympique en 1988 à Séoul.

Ici, chez ICI ARTV, l’engouement pour ce sport nous a complètement happés, si bien qu’un tournoi a été organisé, des matches ont été disputés et un champion a été couronné. On peut d’ailleurs voir un des compétiteurs exécuter une combinaison de mouvements visant à déstabiliser son adversaire. Pour votre info, ça n’a pas marché.

Ping-Pong et Popcorn

Phénomène de mode qui traverse les décennies, le tennis de table ne cesse de marquer la culture pop de son empreinte joyeuse, cool et insouciante. Qu’il soit le sujet principal du film ou un simple accessoire dans une scène, le ping-pong peut prendre une surprenante gravité – ou à l’opposé une réjouissante légèreté – selon le cinéaste qui l’a abordé.
Voici un petit palmarès de films qui ne manquent pas de rebondissements.
FORREST GUMP (1994)
Tout le monde se souvient du long-métrage de Robert Zemeckis mettant en vedette Tom Hanks et lauréat de l’Oscar du meilleur film. Ici, le ping-pong devient carrément une arme de combat contre le communisme.

LOLITA (1962)
Quand le grand maître Stanley Kubrick s’attaque au roman sulfureux de Vladimir Nabokov, les scènes fascinantes, voire envoûtantes, abondent. Le ping-pong fait son apparition à la toute fin du film, lorsque Humbert Humbert, amoureux fou de la jeune Lolita, confronte Clare Quilty, le drôle de personnage interprété par le magistral Peter Sellers. Dans cette scène inquiétante, la partie de ping-pong à sens unique vient souligner l’extrême désarroi de Humbert, qui a manifestement « perdu la boule ».

LA CITÉ DES MES PERDUES (Hyôryû-gai) (2000)
Le cinéaste japonais Takashi Miike est reconnu pour ses films-chocs et hyperviolents, à la limite du gore. Le spécialiste des samuraïs et des yakusas offre dans cette œuvre une délicieuse scène où des gangsters troquent leurs mitraillettes pour des raquettes. Comme quoi le tennis de table peut être un sport TRÈS dangereux.
(L’extrait n’étant pas sous-titré, voilà l’occasion idéale de pratiquer votre japonais.)

BALLES DE FEU (2007)
Sur une note plus légère, cette comédie façonnée par la grosse machine hollywoodienne met le ping-pong au premier plan. Vaut-il la peine de s’attarder sur les détails du scénario? Pas vraiment. Tout ce qu’il faut savoir, c’est que les scènes de « duels » sont délicieusement ridicules et que l’acteur culte Christopher Walker y incarne un gros méchant friand de ping-pong.