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À l’heure où les types de contenus et les plateformes qui les diffusent pullulent, l’art du vidéoclip n’a rien perdu de sa capacité à faire rêver et à transporter les auditeurs au-delà de la musique. Voici ceux qui nous ont le plus marqués cette année.

 

The Carters (Beyoncé et Jay-Z) - Apes**t

Le couple royal de la pop américaine présente une vidéo digne d’une œuvre d’art. Les deux chanteurs y sont représentés comme s’ils étaient des êtres unis et puissants au sommet du monde, repoussant du revers de la main les rumeurs d’un couple chambranlant. Comble du symbolisme, les amoureux ont réussi à filmer dans le Musée du Louvre, un endroit qui reçoit rarement des équipes de tournage. La bonne nouvelle, c’est que les tableaux montrés ont fait exploser l'intérêt des jeunes envers ce musée; ils le visitent maintenant avec la liste des œuvres en main, voulant suivre le parcours des Carters.

 

Childish Gambino - This Is America

Assurément le clip-choc de l’année. Childish Gambino y dépeint une Amérique violente et raciste, masquée par les joies et la légèreté du divertissement populaire. Ça vaut la peine de le regarder à plusieurs reprises, puisqu’il recèle de nombreuses références cachées à l’histoire des Afro-Américains, notamment avec la ressemblance entre les mimiques du chanteur et celles du personnage de Jim Crow.

 

Melissa Laveaux – Angeli-ko

Voici une belle chanson rythmée, avec la voix profonde et intense de Mélissa Laveaux. Les animations colorées qui évoquent des dessins mettent à l’honneur l’histoire et la culture d’Haïti de façon simple et imagée.

 

WD-40 – La forêt

Lauréat du prix du vidéoclip de l’année au dernier GAMIQ, le respecté groupe rock mélange vidéo traditionnelle et dessin. Pendant que les membres du groupe jouent de leurs instruments, des animations de forêt et d’animaux viennent enjoliver les plans, majoritairement en noir et blanc.

 

Hurray for the Riff Raff - Pa'lante

Présentée sous forme de court métrage, cette vidéo politique dénonce le traitement infligé aux Portoricains, délaissés par les États-Unis même s’ils en font partie. Cette situation a été  particulièrement flagrante à la suite du passage de l’ouragan Maria en 2017, et les ravages de la tempête sont bien mis en évidence dans cette vidéo.

 

Superorganism – Everybody Wants to Be Famous

La plupart des clips de cette formation londonienne prône une esthétique qualifiée d’anti-Internet : des couleurs éclatantes et des images saccadées (avec un avis pour épileptiques en prime), de nombreuses références aux phénomènes et aux mèmes Internet, et des images de basse qualité. Puisque le groupe est conscient que l’auditoire regardera probablement cette vidéo sur YouTube, de nombreuses références visuelles à la plateforme y sont ajoutées. Ironie et musique pop sont au rendez-vous!

 

Et vous, quels vidéoclips avez-vous aimés en 2018?

Rédigé par Annie Bélanger

 

Pour découvrir ce qui s’est passé dans le domaine culturel au cours de la dernière année, consultez notre rétrospective culturelle chaque jour jusqu’au 26 décembre.