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The Irishman, de Martin Scorsese

Martin Scorsese revisite l’histoire américaine des années 40 aux années 70 à travers le destin d’un homme de main de la mafia. Un pur bonbon de cinéma, dont les 3 heures 30 passent comme un clignement d’œil tant le cinéaste est en totale maîtrise de ses moyens, de son récit dense et passionnant à son montage impeccable.
 

Et puis, Netflix ou pas, comment résister à la réunion de Robert De Niro, Al Pacino et Joe Pesci? De grands acteurs, un grand scénario, une grande mise en scène : The Irishman, c’est le cinéma dans ce qu’il peut avoir de plus jouissif et de plus romanesque à la fois.
 

 

Once Upon a Time in Hollywood, de Quentin Tarantino

En 1969, un acteur passé de mode et sa doublure tentent de survivre dans un Hollywood en pleine réinvention. D’autant que leur nouvelle voisine s’appelle Sharon Tate, épouse du jeune réalisateur à la mode Roman Polanski.
 

Réécriture de l’histoire, croyance absolue dans le pouvoir mythique du cinéma, reconstitution magnifique et d’une précision folle, mais surtout Brad Pitt et Leonardo DiCaprio à leur plus convaincant : Quentin Tarantino signe un neuvième film passionnant, en forme de balade géniale dans les coulisses de son art chéri.

 

Parasite, de Bonh Joon-ho

Une famille d’origine plus que modeste survit en organisant mille et une arnaques. La dernière? S’infiltrer dans une famille bourgeoise. Une rencontre qui, pourtant, n’aura pas les conséquences attendues.
 

Est-ce un thriller? Un drame social? Une comédie? Un film d’épouvante? Tout cela en même temps. Et cette multiplicité  contrôlée n’est qu’une des raisons qui poussent à crier au génie devant ce film de Bong Joon-ho (Okja, The Host), lauréat de la Palme d’or à Cannes cette année qui n’en finit plus de battre des records et de ravir tous les cœurs de façon plus que légitime.
 

Ad Astra, de James Gray

Dans un futur proche, un ingénieur et astronaute est envoyé en mission sur Neptune pour retrouver son père, disparu depuis 16 ans, qui pourrait être à l’origine des problèmes qui menacent l’humanité.
 

Non, Ad Astra n’est pas un film « facile ». Mais comme toute chose rare et précieuse, il offre à ceux et celles qui s’y frottent avec patience une leçon de cinéma et de vie spirituelle renversante. Alliant l’infiniment grand et l’infiniment petit sur le visage rarement aussi expressif de Brad Pitt, le film est un voyage philosophique et dense au cœur de l’âme humaine.

 

Cold War, de Pawel Pawlikowski

L’amour peut-il survivre à la guerre, fût-elle froide? C’est toute la question de ce film bouleversant qui ausculte la relation passionnelle entre un musicien et une chanteuse polonaise, entre la Pologne des années 50 et le Paris bohème.
 

Musical et mélodramatique, pulsionnel et mélancolique, intime et politique, le film de Pawel Pawlikowski (Ida) n’est pas qu’une superbe plongée au cœur d’une histoire d’amour impossible, il est une ode somptueuse aux rêves brisés, à l’illusion de la liberté et aux tempêtes de l’âme, servi dans un écrin noir et blanc aussi épuré que sublime.