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Les meilleurs films québécois : les choix de l'équipe!

Les meilleurs films québécois : les choix de l'équipe!

Thomas Dallaire-Boudreault

12 mars 2020

Le cinéma québécois compte de nombreux bijoux inoubliables… Et l’équipe web d’ICI Radio-Canada Télé regorge de cinéphiles! ICI ARTV est allée à leur rencontre pour connaître quel est, à leur avis, le film québécois le plus marquant. Voici leurs réponses.

 

À ICI ARTV, le cinéma canadien à l’honneur. Chaque dimanche à 20h, on vous propose un film d’ici. Cette semaine, on vous présente Le mirage,  de Ricardo Trogi mettant en vedette Christine Beaulieu et Louis Morissette. Bon cinéma!

Voyez l'horaire cinéma complet d'ICI ARTV par ICI. 


 

C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée (2005)
Le choix de Thomas Dallaire-Boudreault


 

« Un film culte, des performances saisissantes, un sujet important, une illustration parfaite de la famille québécoise des années 1970. Un film qui m’a marqué, adolescent, pour plusieurs raisons, et je ne suis pas le seul. Il y a indéniablement un avant et un après-C.R.A.Z.Y. au Québec. »

- Thomas Dallaire-Boudreault

 

En 2005, Jean-Marc Vallée présente son film C.R.A.Z.Y., qui raconte l’histoire d’une famille québécoise typique des années 1970, particulièrement celle de Zachary Beaulieu. Quatrième d’une fratrie de cinq garçons, homosexuel, il a de la difficulté à se tailler une place auprès de ses frères et de son père, un homme conservateur bien de son époque.
 

Mettant en vedette Marc-André Grondin, Danielle Proulx et Michel Côté, le film est salué tant par la critique que par le public. Cette année-là, il remporte, entre autres, 14 prix à la Soirée des Jutra (devenu le Gala Québec Cinéma), 11 prix Génie ainsi que le prix du meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto.

 

 

Yes, sir!  Madame… de Robert Morin (1994)
Le choix d’Helen Faradji

 

« Yes Sir! Madame… est le premier film québécois que j’ai vu en arrivant ici. Et j’ai eu l’impression d’un cours d’identité québécoise 101 en condensé. Sans parler de l’inventivité extraordinaire, de l’humour noir et de l’intelligence démente des dialogues. C’est fou tout ce qu’on peut dire avec seulement un homme et une caméra! Je le revois régulièrement. »
- Helen Faradji

 

Un Acadien né d’un père francophone et d’une mère anglophone est en pleine crise identitaire. Sa mère lui lègue 19 bobines 16 mm en héritage. Earl Tremblay les utilise toutes et filme son quotidien dans le but de lui trouver un sens. Il tourne l’entièreté d’un voyage qui le mènera des Maritimes jusqu’à Montréal, et même à Ottawa, comme député. 
 

À sa sortie, le film remporte le grand prix du Festival international du nouveau film et de la vidéo en Croatie, le grand prix de la Ville de Genève lors de la 6e Semaine internationale de la vidéo, ainsi que le prix Jutra de la meilleure vidéo (aujourd’hui prix Québec Cinéma).

 

Léolo de Jean-Claude Lauzon (1992)
Le choix d’Andréanne Aubin



 

« Le plus remarquable de ce film, c’est cet équilibre captivant d’un univers à la fois réaliste et fantasmagorique, cet univers glauque dans lequel les personnages brillent assurément. »
- Andréanne Aubin

 

Réalisé en 1992 par Jean-Claude Lauzon, Léolo est considéré depuis 2005 par le magazine Time comme un des meilleurs films de tous les temps. Il est aussi classé parmi les 100 meilleurs films canadiens de tous les temps, selon le Festival international du film de Toronto (TIFF) depuis 2015. Il est notamment lauréat de trois prix Génie.
 

Lauzon l’avouait lui-même, Léolo est à 80 % autobiographique. C’est l’histoire du petit Léo Rozon et de sa famille touchée par les troubles mentaux. Isolé, il échappe au climat familial difficile par la rêverie.

 

 

Maëstrom de Denis Villeneuve (2000)
Le choix de Christine Bouchard




 

« Maëlstrom, c’est un poème pour les yeux. Et l’histoire est racontée par un poisson… Que demander de plus? »
- Christine Bouchard

 

Premier long métrage du prolifique réalisateur Denis Villeneuve, c’est le film qui fait connaître au grand public le talent de Marie-Josée Croze, alors presque totalement inconnue. Le film met également en vedette Jean-Nicolas Verreault. Il remporte neuf prix à la Soirée des Jutra en 2001, en plus de récolter cinq prix Génie.

 

Narré par un poisson (oui!), le film raconte l’histoire de Bibiane Champagne, qui s’est enfuie, paniquée, avec sa voiture après avoir fauché mortellement un homme. Elle rencontre par la suite Evian, de qui elle tombera amoureuse. Ce dernier est nul autre que le fils de l’homme qu’elle a tué. Sera-t-elle capable de lui avouer son secret?

 


 

 

Incendies de Denis Villeneuve (2010)
Le choix de Martin Ouellet-Diotte



 

« Pour moi, c'est un film qui s'est démarqué autant par sa solide direction photo que par son récit aussi sombre que captivant. C'est une œuvre qui a osé s'éloigner des sentiers battus du cinéma québécois, et ça, c'est quelque chose que j'ai bien apprécié. C'est du Denis Villeneuve quoi! »
- Martin Ouellet-Diotte


 

Denis Villeneuve marque l’imaginaire en 2010 avec cette adaptation de la célèbre pièce de Wajdi Mouawad. Le film met en vedette Mélissa Desormeaux-Poulin, Maxim Gaudette et Lubna Azabal.
 

Jeanne et son frère jumeau, Simon, qui se voient remettre deux lettres après le décès de leur mère. L’une est destinée à leur père, que Jeanne et Simon croyaient mort, et l’autre à leur frère qui leur est inconnu. S’enclenche alors une longue épopée vers les origines de leur mère et la leur.

 

 

 

Le chat dans le sac de Gilles Groulx (1964)
Le choix de Guillaume de la Sablonnière



 

« Ce film, c’est comme un petit cocon confortable pour le cerveau. Une belle incursion de la nouvelle vague dans notre cinéma. »
- Guillaume de la Sablonnière


 

Il s’agit du premier film de Gille Groulx, dans lequel il intègre des éléments du cinéma direct. Les acteurs ne sont pas professionnels et la plupart des dialogues sont improvisés. On suit les hauts et les bas d’un jeune couple vingtenaire en quête d’identité. Une métaphore par rapport au Québec des années 1960, alors que l’on vivait une montée marquée du nationalisme.

 

 

 

Gaz Bar Blues de Louis Bélanger (2003)
Le choix de Philippe Côté-Giguère




 

« Un film qui m'a marqué par l'authenticité de son récit et de ses personnages. Une histoire toute simple, mais si poignante, qui dépeint magnifiquement bien le Québec. »
- Philippe Côté-Giguère

 

Un propriétaire d’une station-service qui entretient une relation difficile avec ses fils vit des moments très durs. Le désintérêt des enfants envers l’entreprise menace grandement la survie de celle-ci, la criminalité est en hausse dans le quartier et M. Brochu, le propriétaire, est atteint de la maladie de Parkinson.


Mettant en vedette Serge Thériault, Gilles Renaud et Sébastien Delorme, Gaz Bar Blues récolte, en 2003, le grand prix du jury au Festival des films du monde à Montréal. De plus, Serge Thériault repart avec le prix du meilleur acteur à la Soirée des Jutra de 2004.

 

 

L’homme qui plantait des arbres de Frédéric Back (1987)
Le choix d’Amélie Grenier



 

« Un conte environnemental grandiose qui montre tout le savoir-faire et le talent québécois en animation. Beau, doux, aérien, toujours actuel et confrontant. En plus, il est disponible gratuitement sur ICI Tou.tv!»
- Amélie Grenier

 

Réalisé par Frédéric Back en 1987, L’homme qui plantait des arbres est une adaptation de la nouvelle du même titre écrite par Jean Giono.

Ce chef-d’œuvre d’animation est un incontournable du cinéma québécois. Il est notamment sélectionné au Festival de Cannes en 1987, et remporte en plus l’Oscar du meilleur film d’animation.


 

La face cachée de la lune de Robert Lepage (2004)
Le choix de Mathieu Valiquette

 

« Pour moi, La face cachée de la lune est un film complet ; c’est drôle, intelligent, émouvant, en plus d’être visuellement ingénieux, comme pratiquement toutes les créations de Lepage. »
- Mathieu Valiquette

 

Adaptée de la pièce du même titre écrite par Robert Lepage en 2000, La face cachée de la Lune paraît sur nos écrans en 2003. L’auteur scénarise et réalise le film, qui remportera d’ailleurs, en 2004, le prix Génie de la meilleure adaptation à l’écran, le prix de la presse internationale au Festival du film de Berlin, ainsi que le meilleur film francophone au Festival international du film de Namur.