Ce qui nous fait décrocher d’une série télé

Ce qui nous fait décrocher d’une série télé
Crédit : Netflix

15 novembre 2023

J’adore la télé et je suis toujours fidèle au poste quand une série se fraye un chemin jusqu’à mon cœur. Sauf quand ladite série prend un virage qui me fait automatiquement perdre tout intérêt… Voici cinq raisons qui me font décrocher d’une émission de télé. 

***Attention, ce billet contient des divulgâcheurs.***

 

Lorsqu’une série étire (vraiment) trop la sauce

Je ne comprendrai jamais pourquoi certaines séries ont 14 saisons alors qu’elles auraient pu se clore sur une note parfaite en 3 opus. Il faut savoir s’arrêter. Bien souvent, on tente de profiter du succès d’une production en la renouvelant d’année en année, même si l’intrigue ne semble plus du tout cohérente et captivante. Et qu’est-ce qui se passe alors? L’histoire n’a plus vraiment de sens. 

Oh, vous voulez des exemples? Dois-je vous rappeler que dans Watatatow, après que les intrigues ont eu fait le tour de tous les problèmes de l’adolescence, des plus anodins au plus sérieux, de la peine d’amour à la secte, on a fini avec… un tueur en série? 

Même chose avec la série Netflix Riverdale, qui avait pourtant bien commencé et qui, au fil des saisons, est devenue n’importe quoi, au point que même les interprètes en riaient ouvertement. Franchement, Cheryl qui sacrifie Archie et lui arrache le cœur? Vraiment?

Et je dois avouer que je suis très nerveuse pour la saison 2 de Squid Game… à suivre!

 

Quand un personnage principal quitte l’intrigue

C’est souvent l’arrêt de mort d’une série : quand le rôle clé est évincé. Mort soudaine, déménagement, réorientation de carrière; on n’est pas dupes, peu importe la raison donnée par les scénaristes.

Lorsqu’un pilier de l’émission part, le public se doute habituellement qu’il s’agit de la dernière saison et que l’émission ne lui survivra pas. Comme lorsque Michael (Steve Carrell) a quitté The Office ou quand Eric Foreman (Topher Grace) et Kelso (Ashton Kutcher) ont quitté That 70’s Show. Et que dire du récent départ d’Ellen Pompeo de la série qui porte littéralement le nom de son personnage (Dre Grey, leçons d’anatomie)? Ce genre d’événement brise le cœur du public, et ce n’est jamais bon signe quand la déception s’installe.

Dans de rares occasions, quand les astres sont alignés, une série peut survivre. On pense notamment à Suzanne Clément qui a quitté Unité 9 et a été brillamment remplacée par Catherine-Anne Toupin dans son rôle de Shandy, la fautrice de trouble à Lietteville. En quelques minutes à peine, on avait adopté cette nouvelle proposition pour un personnage déjà existant. Mais c’est l’exception qui confirme la règle!

 

Lorsque l’histoire devient trop compliquée

En commençant à regarder Game of Thrones, je savais dans quoi je m’embarquais; qu’il y avait beaucoup d’intrigues, qu’il s’agissait d’un univers que je ne connaissais pas, avec des personnages à profusion. J’étais prête. 

Mais la série Dark, qui commence comme à peu près n’importe quelle émission policière avec la disparition d’un enfant, et qui, en fin de compte, se transforme en intrigue sur le voyage dans le temps, grâce à une grotte, dans plusieurs époques… c’est non!

Je regarde une série pour me détendre, pas pour faire travailler mes neurones à 100 milles à l’heure. Quand je dois mettre à jour un tableau des intrigues et un autre pour les relations entre les personnages pour être capable de suivre, je décroche! Quand une demi-seconde d’inattention m’empêche de comprendre la finale de la série, c’est fâchant. 

 

Si on me dit qu’« il faut s’accrocher »

Si vous voulez qu’une série télé me rebute pour toujours, c’est simple : dites-moi de m’accrocher. Combien de fois est-ce que l’on m’a assuré qu’il fallait écouter la série, qu’elle était super bonne… Dès la quatrième saison. Pardon? Pourquoi ne pas commencer directement à la quatrième dans ce cas? Pourquoi devoir perdre mon temps à regarder les trois premières si elles ne sont pas accrocheuses?

C’est ce que je dis à ceux et celles qui veulent s’initier à Rupaul’s Drag Race et qui ne savent pas par où commencer. C’est simple : commencez par la saison 3! 

 

Quand il n’y a plus aucun point de repère

Quand on regarde une émission de télé, on s’attache aux personnages, aux lieux, aux aventures qui sont racontées. Lorsque ces personnages et ces lieux changent radicalement, sans avertissement et sans transition douce, c’est une recette parfaite pour ne plus embarquer. Ce qu’on aimait dans un épisode, on ne le retrouve nulle part.

Certaines séries en ont fait leur marque de commerce, c’est le cas de Black Mirror, ou encore de American Horror Stories. Et ça fonctionne, parce que c’est la proposition de départ. On sait que chaque saison ou épisode sera différent, que rien ne les relie.

Mais prenons l’exemple de Weeds : Nancy (Mary-Louise Parker), ses fils et leur entourage habitent la ville cossue d’Agrestic et se créent un réseau de vente de cannabis. Et à la fin de la troisième saison, BAM! Toute la ville brûle! Une belle occasion de clore la série... Mais non! On recommence dans une nouvelle ville, on « scrappe » tous les personnages sauf quatre d’entre eux, et on repart à neuf… pour cinq autres saisons. Cinq saisons que j’ai écoutées, en me plaignant que j’aimais mieux les premières.  

 

Et vous? Quelles sont les raisons qui vous font décrocher d’une série télé? 

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